BONJOUR A TOUS,

BONNE NOUVELLE, DIALLO A ETE LIBERE, LA COUR D'APPEL A STATUE ET ANNULE L'APRF.

DE TOUT COEUR AVEC LA FAMILLE DIALLO, JE LE LUI TRANSMETS TOUTE MA SYMPATHIE AINSI CELLE DE RESF 93.

AMITIES,

ALI, RESF DU PRE ST GERVAIS


RAPPEL DES FAITS et Compte rendu de l’Audience de Samedi:

Monsieur Mamadou DIALLO, de nationalité malienne, qui habite aux Lilas (93) a été arrêté dans un contrôle de police à Paris, métro Châtelet.

Mr Diallo et son épouse entrent dans le cadre de la circulaire du 13 juin. Ils ont deux enfants scolarisés. Boulaye est en moyenne section à l'école Calmette et Baba est à l'école élémentaire Paul Langevin. Ils souffrent du saturnisme, une maladie due aux mauvaises conditions de logement.

Monsieur DIALLO a fait un recours gracieux au Préfet contre le refus de titre de séjour au titre de la circulaire Sarkozy, accompagnée d'unelettre de soutien du Maire des Lilas M. Daniel GUIRAUD.

Depuis son arrestation, Monsieur DIALLO est sous le coup d’un arrêté Préfectoral de reconduite à la Frontière émis par   le Préfet de Paris. Il a fait appel de cet APRF. Le Tribunal Administratif, saisi en référé, statuera sur la requête en annulationde   son APRF ce Lundi 16 Octobre 2006 à partir de 12 h 30 7, rue de Jouy PARIS (M° saint Paul).

Monsieur DIALLO comparaissait ce samedi matin devant la Juge des libertés et de la détention qui devait décider si ce père de famille devait être maintenu au centre de rétention de Vincennes ou bien, assigné à  résidence chez lui.

Madame DIALLO (en situation irrégulière) avec ses deux enfants était présente à l’audience, ainsi que plusieurs soutiens du 93.

Monsieur Diallo justifie d’un domicile aux Lilas où il réside   en famille depuis 2000, il dispose du soutien de la Mairie des lilas, des écoles et de RESF93.

Le Maire des Lilas a faxé à la Préfecture de Paris les éléments de la lettre de soutien de Daniel GUIRAUD et a rappelé que cette personne avait été parrainée.

Maître LEVILDIER assure la défense de Monsieur DIALLO.

Compte rendu de l’audience de ce matin samedi 14 Octobre 2006 au Palais de Justice de Paris pour Monsieur Mamadou DIALLO, Durée 10 minutes environ.

Monsieur Diallo parait, ses deux petits enfants émus viennent l’entourer, avant d’être reconduits à leur place.

Monsieur Diallo s’exprime en Français mais de manière rapide, la juge fait répéter à plusieurs reprises.

L’avocat de la Préfecture énonce que Monsieur Diallo n’a pris aucune disposition pour quitter le territoire malgré l’invitation qui lui a été faite il y a plus d’un mois suite à son refus de régularisation au titre de la
circulaire du 13 juin.,( pas de réservation de billet d’avion), ce qui
démontre( ?) que Monsieur DIALLO ne se plie pas aux injonctions qui lui
ont été faites et donc est susceptible de faire de même, en ne se
présentant pas à l’audience concernant son APRF. Il précise que le
recours fait par Monsieur DIALLO n’est pas suspensif et que une place
est retenue pour lui dans un prochain vol vers le Mali le 28 octobre
2006.

Maître
LEVILDIER, défenseur de Monsieur Diallo, s’étonne de le motif
d’interpellation énoncé sur le procès verbal est été le fait d’avoir
craché par terre. La juge répond aussitôt qu’il s’agit d’une
infraction, et rappelle la recrudescence actuelle de la tuberculose.

Maitre LEVILDIER, s’étonne alors que Monsieur DIALLO n’ait pas été verbalisé pour cette infraction comme il le méritait.

Maître
LEVILDIER présente la famille de Monsieur DIALLO à la juge, et lui
signale que c’est aujourd’hui l’anniversaire d’un des enfants.

Il
insiste sur les soutiens multiples dont elle bénéficie aux Lilas et au
Pré Saint Gervais. Il indique que le domicile, identique depuis 2000,
n’est absolument pas fictif, et que Monsieur Diallo, chargé de famille,
n’a aucune intention de fuir dans la nature en abandonnant ses enfants,
d'autant plus qu'il a toute la confiance des élus.

Maître
LEVILDIER remet à la juge une liasse de documents, justifiant du
domicile, de la scolarisation des enfants et des soutiens.

La juge parcourt rapidement les documents et énonce que Monsieur DIALLO sera maintenu en détention.

Pleurs de Madame DIALLO, les enfants sont apeurés.

L’avocat demande au juge si Monsieur DIALLO peut avoir une entrevue avec sa famille.

La demande est accordée mais hors de la salle d’audience, et pour très peu de temps.

La juge précise que les gendarmes ont beaucoup de travail ce matin et qu’il faut être bref.

L’entrevue
a lieu dans la salle d’attente. Il est interdit à Madame Diallo de
remettre le linge propre qu’elle tenait à donner à son mari. L’avocat
nous informe qu’il va faire appel et indique que Madame DIALLO pourra
visiter son Mari au centre de rétention cet après midi. Il pense très
peu probable qu’elle y soit arrêtée à son tour, il conseille
d’accompagner Madame.

Il
est scandalisé par la décision de la juge et nous cite des cas
précédents où des personnes présentant beaucoup moins de garanties que
Monsieur Diallo ont été libérées et assignées à résidence.

Il
insiste auprès des quelques soutiens présents, qu’étant donnée
l’adversité rencontrée il demande de solliciter des interventions
d’élus, des membres de RESF et autres associations pour faire évoluer
favorablement la situation de Monsieur DIALLO.